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C'est un article que j'ai envoyé à quelques quotidiens Algériens qui ne l'ont pas publié depuis Octobre 2011 ( une année) , j'aurai aimé au moins avoir une réponse même négative de leur part par professionnalisme mais est ce trop leur demander !!! j'ai le plaisir de le partager avec les visiteurs et membres de ce forum et je me demande comment peut on donner du fond de nous même si on est même pas encouragés pour faire des actions bénévolement sans rien demander en échange !!!!!!!J'insiste que tout ce que j'ai appris sur ce sujet est grâce à Mr Lazouni, président de l'association TARIK ESSALAMA dont je suis membre , que je remercie et qui lui même a abordé ce sujet dans tous les médias pendant des années et que je n'ai fait par cet article qu'essayer de faire un autre appel parmi tant d'autres !!!
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Par l'éducation routière de l’enfant, l’on entend l'ensemble des apprentissages lui permettant de se protéger des dangers de la circulation, de tenir compte des autres usagers de l'espace routier et d'acquérir toutes les connaissances concernant la sécurité routière. Elle participe ainsi à créer et à développer chez lui les comportements propres à prévenir les dangers de la route et à sauvegarder l'environnement.
Dès le sixième mois de sa naissance et tel un appareil photo, l’enfant commence à capter tout comportement de ses parents. Lorsqu’il est très jeune, l’enfant a besoin d’admirer ses parents, de croire à leur perfection pour pouvoir les imiter et s’attacher à un modèle. A cet effet, chacun de leur geste demeure un enseignement pour lui, en ce qui est convenu d’appeler l’éducation silencieuse qui s’accentue amplement lorsque l’enfant est accompagné dans la rue par ses parents ,qui se contentent souvent de lui donner des ordres du genre « fais ceci et fais cela » ,sans pour autant se soucier d’appliquer eux même ces instructions et ne prenant pas en considération que le développement physiologique et psychologique de l’enfant est incomplet . A titre d’exemple, notons qu’un enfant met en général 3 à 4 secondes à distinguer un véhicule à l’arrêt d’un véhicule en mouvement. Une demi-seconde suffit en revanche à l’adulte. Son champ visuel est limité. Sa petite taille l’empêche de voir par-dessus les voitures et le cache des automobilistes. Il ne reconnaît pas les signaux sonores du danger. A 7 ans, l’enfant ne se concentre que sur une chose à la fois et par conséquent , ne peut pas anticiper les situations , son comportement étant impulsif .. Il ne suffit pas de dire aux enfants ce qu’il faut faire ou ne pas faire, mais leur expliquer pourquoi, de façon à ce qu’ils puissent adapter leur comportement et surtout le faire avec eux et en être l’exemple vivant . L’enfant doit aussi comprendre que ce qu’on lui apprend est important pour sa sécurité .
L’utilisation de la voiture pour emmener les enfants à l’école ou en promenade, devenant de plus en plus répandue dans notre pays, le comportement des parents devient encore plus influent. Notons que la plupart des conducteurs violents le deviennent car leurs parents l’étaient au volant et rares sont ceux qui échappent à cette règle .
Si le rôle d'éducation et d'exemple des parents est essentiel, l'éducation routière à l'école, lorsqu'elle est mise en œuvre, apporte à l'élève des connaissances sur les règles de circulation et de sécurité, des savoir-faire tels qu'anticiper les situations à risques ou traiter les informations de la route, ainsi que des notions de comportements comme le respect des autres usagers. La loi n°87-09 publiée dans le journal officiel stipule dans son article 21 que[ii] :
« L’enseignement des règles de circulation, de prévention et de sécurité routière est dispensé dans les établissements scolaires » ; par conséquent ,il serait déterminant que cette loi soit appliquée, l’enfant passant le plus clair de sa journée à l’école . Le rôle de la société civile , vient compléter le rôle des parents et de l’école, dans le sens que l’enfant a besoin de s’épanouir et de participer à des activités et des loisirs qui l’encouragent à s’identifier et devenir un adulte sachant être utile et s’appliquer de telle manière que les parents soient conscients de leur rôle ;les associations organisant des campagnes de sensibilisation prendront en compte le développement technologique -dont l’enfant s’habitue de plus en plus tel que l’utilisation des supports informatiques- , son milieu , ainsi que son environnement routier. A titre indicatif, une campagne organisée dans un milieu rural diffère de celle organisée dans un milieu urbain . Les organisateurs devraient penser à éviter de copier littéralement leurs homologues étrangers, chaque société possédant ses propres particularités .
Notre conviction reste profonde que l’instauration de l’éducation routière de l’enfant dans notre pays pourrait participer largement à long terme à diminuer les accidents de la route , regroupant en elle-même plusieurs branches de l’ éducation ,telles que la politesse ,le partage et le sens du civisme qui feront de nos enfants, devenant ainsi adultes, des citoyens à part entière ,éduqués respectueux et surtout responsables.
Salima B , Mostaganem , le 08/10/2011
[ii] Journal officiel n°07 du 11 Février 1987